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Produites par les reins qui jouent le rôle d’un filtre, les urines évacuent les substances toxiques contenues dans le sang. Leur quantité, leur couleur et leur odeur peuvent être le reflet de certaines maladies. On mesure alors la diurèse, signifiant littéralement « production d'urines » afin de déterminer si une pathologie est associée à de potentielles anomalies de l'examen. On vous en parle dans le détail tout de suite dans cet article !

Diurèse : qu'est-ce que c'est ?

La diurèse est le volume des urines émises en 24h. Le terme fait autant référence à la qualité des urines (aspect, couleur) qu'au circuit en général de l'excrétion des urines : rein, vessie, uretère, etc. Ce volume peut avoir des variations physiologiques (quantité, volume) ainsi que pathologiques.

Des urines normales doivent avoir un aspect clair, limpide, une couleur claire et une quantité allant de 1,5 à 2 litres par jour.

Dans quels cas mesurer la diurèse ?

La mesure de la diurèse est un élément d’évaluation de la fonction rénale du patient. Cette évaluation vise plusieurs objectifs :

  • établir un diagnostic : diabète insipide, insuffisance rénale… ;
  • établir un bilan hydrique : sonde vésicale, déshydratation… ;
  • suivre l’évolution d’une maladie : œdèmes, troubles mictionnels, pathologie rénale, pathologie cardiaque, évolution du diabète, etc. ;
  • réaliser un bilan des entrées et des sorties ;
  • évaluer la pertinence d’un traitement : diurétique, hypotenseur ;
  • réaliser un examen urinaire : ECBU.

Diurèse : quelles sont les anomalies possibles ?

Les urines lorsqu'elles ont les caractéristiques suivantes, sont le signe d'une anomalie :

  • Une couleur brun acajou des urines peut être le témoin d’un ictère (jaunisse).
  • L’hématurie : cela correspond à la teinte des urines en rose ou rouge par des traces de sang. Dans ce cas, il faut noter s’il y a ou non présence de caillots. Enfin, les urines peuvent être troubles, ce qui témoigne de la présence de leucocytes et de bactéries.
  • La dysurie : c'est une difficulté d’émission des urines. Il peut s’agir d’une faiblesse du jet, d’une attente du jet avec nécessité de pousser pour déclencher la miction, d’une diminution du volume, d’un jet saccadé, de gouttes sporadiques, ou de la sensation d’avoir incomplètement vidé sa vessie.
  • La polyurie : elle désigne l’augmentation du volume urinaire. Elle correspond à un débit supérieur à 3 L par 24 h. Elle peut être consécutive à un apport hydrique trop important (prise de boissons en grande quantité), à un trouble de la sécrétion d’hormone antidiurétique ou à un diabète non équilibré avec une présence anormale de sucre dans le sang.
  • La pollakiurie : c'est l'augmentation de la fréquence des mictions avec des urines peu abondantes, donc sans augmentation de la diurèse.
  • L’oligurie : c'est la diminution du volume des urines (diurèse inférieur à 500 millilitres).
  • L’anurie est l’arrêt total de la sécrétion d’urine (moins de 100 mL par 24 h).

Comment se déroule l'examen d'une diurèse ?

La mesure de la diurèse lorsqu'on soupçonne une pathologie associée (insuffisance rénale aiguë ou chronique, diabète, etc.) se déroule de la façon suivante :

  • on demande au patient d’uriner et de jeter les premières urines ;
  • à partir de ce moment, on peut commencer le recueil (en notant l’heure de début du recueil) ;
  • on recueille les urines dans un bocal gradué nominatif ;
  • au bout de 24 heures, on note la quantité d’urines recueillies et on procède à l'examen.

Si certains symptômes persistent (difficultés à uriner, urines abondantes, etc.), consultez votre médecin et ne laissez pas traîner ces symptômes qui peuvent être sources de complications si on ne les traite pas.